La gestion participative de la ZCO


     Nous devons reprendre à notre compte et consolider la formule : « penser global, agir local», employée il y a plus de 35 ans, au sommet sur l'environnement de Stockholm, en 1972. Il nous faut en effet faire appel à tous les acteurs de la société et miser sur la démocratie locale pour progresser. L'ambition de la province Sud est bien sûr de contribuer activement à cette prise en compte, de soutenir les initiatives et de participer aux actions du comité de gestion de la Zone Côtière Ouest. Ce comité constitue un formidable lieu d'échanges et de partage où socioprofessionnels, techniciens et élus peuvent confronter leurs savoir-faire, leurs idées afin d'encourager et d'amplifier les initiatives. L'objectif est, bien sûr, d'aboutir à un programme d'actions concrètes mises en œuvre pour le court, moyen et long terme avec le concours et une meilleure implication des habitants. Cela sera aussi un gage de réussite des projets et une vraie valorisation de l'engagement citoyen. Les chantiers que la province a d'ores et déjà engagés pour mieux prendre en compte les aspects sociaux, économiques et environnementaux sont nombreux : éducation à l'environnement, traitement et recyclage des déchets, mise en place d'antennes décentralisées pour la protection du lagon, révision de la réglementation pour une meilleure préservation de la biodiversité, stratégie provinciale pour le développement durable, mais aussi observatoire de l'environnement et conseil de l'eau. Toutes ces questions nous mobilisent déjà et seront encore demain au cœur des débats du comité.


     En Nouvelle-Calédonie, mettre en place des processus de gestion participative c'est s'écarter des processus habituels, c'est inspirer une nouvelle vision de la gestion des ressources et la faire partager, c'est aussi permettre aux autres d'agir, en renforçant la collaboration et la confiance. 


Qui est concerné par ce processus participatif ?

 • Les acteurs locaux et les associations, riverains de la Zone Côtière Ouest, qui vont pouvoir s'impliquer dans les plans de gestion. 

• Les autres collectivités (État, Nouvelle-Calédonie, provinces). 

• Les personnels provinciaux qui ont souhaité s'engager dans ce dossier transversal. 

 • La province, compétente en matière d'environnement, qui doit coordonner la gestion et la conservation de ses sites inscrits au Patrimoine Mondial de l'Unesco. 


Ce nouveau type d'approche intégrée doit permettre : 

• d'allier la préservation des sites avec le développement local qu'il soit touristique ou agricole,

 • de prévenir et anticiper les risques pour garantir la préservation du site, 

• de développer la conscience de bonnes pratiques et modifier les comportements, 

• d'associer les populations dans la gestion pour la préservation du bien à long terme, 

• de faire en sorte que les socioprofessionnels, les collectivités et les populations locales collaborent à un projet collectif fédérateur.


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